Lundi, 24 Août 2009 08:30
On pourrait se poser la question chaque année, quasiment jour pour jour, un peu comme pour le Beaujolais Nouveau. Sauf qu'avec Amélie Nothomb, la nuance banane ou framboise se fait toujours un peu plus ténue. Une lecture d'équilibriste dont on ne sait jamais si elle nous fera tomber du bon ou du mauvais côté du fil.
Alors, il est comment Le Voyage d'hiver ? Autant
le précédent m'avait laissé des bulles de plaisir, autant le dernier opus m'a ennuyé. Tout simplement. Pas une seconde, cette dernière missive d'un terroriste de l'amour ne m'a fait prendre le large. Je suis restée à terre, essayant de rentrer dans l'écriture si limpide de Nothomb pour en comprendre le mécanisme. Mais, las, le style m'a glacée, perdue dans la froideur de l'appartement parisien de l'amoureuse. J'ai même poussé mon exercice littéraire à établir un lexique des termes nothombiens encore inconnus, qui rejoindront borborygme, laudatif et fatuité que l'auteur affectionne tant.
Lexique :
Hapax, p 14 : mot qui n'a qu'une seule occurrence dans la littérature
Cambuse, p 17 : En argot, la cambuse est un cabaret mal famé ou une chambrette misérable, un taudis.
Turne : chambre
Les bouges, p 30 et 47 : les taudis
géhenne, p 107 : référence biblique désignant une vallée de Jérusalem, associée de longue date aux cultes idolâtres.
Et vous, vous l'avez lu ? Vous avez aimé ?
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